Vous êtes ici :   Accueil » 4) La génèse du combat de la filière technique
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...
CFDT-ANPIT

cfdt_anpit.png

L'Anpit
Info Anpit
 ↑  
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
facP2
Recopier le code :
Visites

 3659344 visiteurs

 24 visiteurs en ligne

Recherche
Recherche
Calendrier
L'édito de septembre

La pause d’été est passée. Après un épisode caniculaire, la reprise de l’activité risque la surchauffe. La réforme des retraites à venir, et les recommandations du rapport du comité d’action publique 2022 vont alimenter une partie des débats de la rentrée. Dans ce rapport nous pouvons partager des constats et des interrogations, mais il y en a qui nous interpelle.

Au moment où les organisations syndicales de la fonction publique se préparent à venir devant les agents pour le scrutin du 6 décembre, quelques pistes mériteraient d’être explicitées, pour ne pas dire décodées. Le pire serait que le débat sensé éclairer les agents sur les propositions des différentes organisations syndicales soit pollué par des interprétations de ce rapport menant à la surenchère.

Je ne prendrais que le chapitre : « Bâtir un nouveau contrat social entre l’administration et ses collaborateurs ». A priori, nous ne sommes pas opposés, nous pourrions même partager « la gestion des ressources humaines est une gestion trop centralisée, juridique et administrative ». Ah donc le rapport préconise de mettre un peu d’humanité et d’humanisme dans notre gestion RH, plutôt une bonne nouvelle. Mais quand on lit dans les constats, que les CAP consultées à priori ne répondent pas à la conception des auteurs du rapport, et que la prépondérance du statut crée de la rigidité, on peut être inquiet pour la suite.

La dernière recommandation nous va bien : « mieux connaitre le besoin des managers et des agents », nous le réclamons depuis longtemps, mais quand on lit « donner au management la possibilité de négocier des accords dérogatoires au cadre de la fonction publique, encourager les recrutements sous contrat de droit privé » cela mérite une explication claire. L’administration va-t-elle devenir un employeur de droit privé auquel cas quelle juridiction s’appliquera pour les litiges les prudhommes, ou le tribunal administratif ? Surtout si les CAP n’interviennent qu’à postériori. Adieu donc les statuts de fonctionnaires techniques ? Ce sera donc des contrats de travail, mais rattaché à quelle convention collective, comment cohabiterons ces salariés et les agents fonctionnaires, quel rapport avec les militaires et les contrats de droit public ? C’est là où l’on voit sur ce simple exemple que le champ des possibles est immense et que ce rapport arrive dans une période qui n’encourage pas au débat serein et apaisé. Le but inavoué ne serait-il pas d’agiter le chiffon rouge.

rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.anpit.fr/data/fr-articles.xml

logoAssoOri.jpgL’ANPIT
Association Nationale
Pour l’Ingénieur Technicien
est un syndicat créé en 1981, pas une association loi 1901,
n’en déplaise à certains.

L’objectif initial de l’ANPIT était, lors de sa création en 1981, de réunir dans un même corps de catégorie A les TEF et les ITEF de formation initiale identique et parce que le gréement du corps des ITEF provenait uniquement de celui des TEF. En effet, tous n’avaient pas été éligibles à cette promotion et l’amertume des laissés-pourcompte avait été grande.


Les critères ou plutôt un examen contesté n’avait en outre pas permis de clarifier les modes d’accès à cette promotion.

Le corps des ITEF est ensuite devenu celui des IEF et a trouvé sa légitimité au sein de la fonction publique en tant que corps de cat A type, par les fonctions tenues et par l’origine de ses agents, issus en majorité du corps des TSEF dont le niveau de recrutement est celui de la Licence (bac+3). 

Ceci ne pouvait que légitimer notre demande constante d’intégration des TSEF en catégorie A, avec leurs collègues IEF.


La question était : comment un corps reconnu depuis 1997 bac+3 pouvait-il encore être en catégorie B alors que dans la fonction publique, un agent recruté avec une licence est intégré en tant que catégorie A ?


Durant de nombreuses années, l’ANPIT a donc milité pour faire évoluer cette situation. Ses membres ont élaboré des projets, proposé des statuts (statut IT), rédigé des fiches financières pour présenter ces éléments à l’administration, la DRH MD, aux employeurs, aux députés… et obtenir la légitimité de sa revendication.

Ce travail au long cours a toujours été le leitmotiv, le fil conducteur du bureau de l’ANPIT. Et malgré la mauvaise volonté de l’administration pour abonder dans notre sens, nous avons toujours tout mis en oeuvre afin de faire, avec le soutien des TSEF et IEF, aboutir ce projet.


Le ministère de la défense, en fusionnant les corps TMD et TSEF au sein du corps TSEF NES, a rendu la partie plus difficile et a fait perdre cette reconnaissance BAC+3 au corps des TSEF…


Aujourd’hui, dans la Fonction Publique, un corps d’ingénieur est un corps à BAC+5, celui des attachés à BAC + 3.


Afin d’obtenir la reconnaissance du statut de TSEF, futur IEF, en tant que catégorie A, il est donc indispensable de mettre en place un processus de formation diplômante à bac + 5.
Pour nous y aider, des outils ont été mis en place par la Fonction Publique : la formation tout au long de la carrière, le DIF, la VAE, RAEP,…

Il faut cependant que les agents mais également leurs employeurs se les approprient. En effet, former les futurs cadres de ce ministère aux métiers de demain est aussi leur défi. Leur discours est de plus en plus celui de la recherche et du maintien des compétences plutôt que
celui du statut que certains même disent vouloir ignorer. Pourtant, le statut n’est pas un frein à la compétence et, de notre point de vue, doit être la reconnaissance des métiers et missions exercées par les agents.


En tant qu’organisation syndicale, nous ne pouvons que revendiquer pour les personnels.
C’est là notre mission.


Mais surtout, il nous faut asseoir ces revendications, dans un esprit « gagnant-gagnant » avec l’administration sur des projets de carrière concrets, réfléchis, réalistes.


Cette démarche est la plus crédible, la plus sûre et c’est celle dans laquelle l’ANPIT se retrouvera toujours.
Pour défendre ce dossier, il faut une organisation syndicale dotée de qualité morale, de connaissances techniques et administratives approfondies. Ces critères lui confèrent une crédibilité envers l’administration via sa participation à toutes les instances et notamment
dans les Commissions Administratives Paritaires TSEF et IEF, instances où sont soumises à l’Administration les revendications des agents.


L’ANPIT-CFDT est bien décidée à être cette organisation.

Mots-clés associés

Date de création : 01/12/2014 23:30
Catégorie : L'Anpit - Présentation
Page lue 30927 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !